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Les rassemblements privés.

Le conseil constitutionnel rejette l’interdiction de dépasser 10 personnes reçues en domicile privé. Juridiquement, il est assez évident que le Premier Ministre gouverne, mais il n’est pas au-dessus d’une maîtresse de maison avec son rouleau à tarte…Plus sérieusement, en droit, on peut imposer en domaine public, plus difficilement en domaine privé. Ceci dit, je n’ai pas l’intention d’organiser une «chouille» à 50 chez moi…Les français sont raisonnables et tiennent à leur peau, sauf  les provocateurs habituels se croyant intelligents à refuser toute contrainte sans en comprendre l’origine sociale et sanitaire… Là, il faut sévir. Qu’un individu prenne le risque d’être contaminé me gêne en ce qu’il peut alors contaminer des personnes souhaitant rester en bonne santé…

Lundi 11 mai, quel bonheur de revoir mes deux petits-enfants pas  revus depuis deux mois…

L’aîné, garçon de 16 ans, était persuadé que mon épouse allait se jeter sur lui pour l’embrasser Il n’a pas montré sa déception, car j’ai expliqué dès notre arrivée, qu’il fallait garder des protections, le virus toujours présent…Et de citer les obsèques où, au cimetière, 30 personnes assistent à l’enterrement et s’embrassent, une partie de la famille venant de Suisse et du Portugal. On se doute bien que franchir des frontières  n’est pas actuellement ordinaire…Mais résultat, une personne contaminée peut  contaminer 7 autres…

Nous demeurons à moins de 100 km d’eux. Et j’entends ce matin que des parlementaires relaient la demande de grands-parents n’ayant toujours pas revus leurs petits-enfants,  car habitants trop loin.

Si j’ai pu revoir les miens, eux doivent pouvoir revoir les leurs !  Ce qui compte, la prudence bien sûr.

Même si chaque soir, nous nous appelions par téléphone, se revoir est autre  chose Ainsi, ma petite-fille de 12 ans a énormément grandi en deux mois…Les deux heureux de nous revoir.

Nous aurions pu utiliser la webcam. Mais ce n’est pas comme se parler en direct, échanger, rire, blaguer, offrir des cadeaux. De nombreux amis utilisent la webcam, reliant USA, Canada ou Australie avec l’hexagone. Là, pas le choix !

Enfin, j’attends aujourd’hui la naissance d’un petit-neveu à l’hôpital de METZ. Naissance provoquée : je trouve raisonnable de ne pas aller le voir. Sa petite sœur de 6 ans accepte porter un masque avec un  dessin amusant, ce qui est bien pensé pour nos petits. Ma fille, professionnelle avec des enfants ayant entre 6 et 9 ans, ne porte pas de masque, car il leur fait peur…

J’ai acheté des visières, bien pratiques, sauf que la vision à travers le plastique est déformée et fatigue les yeux à la longue…

Certains portent visière et masque. Pourquoi pas.

Soyons raisonnables et encore patients, rien n’est terminé !…

 

                               Dominique BAGUET

    

  

    

 

 

 

 

Coronavirus, je suis malade.

C’est très court, il y a l’essentiel. Téléchargez cette fiche.

 

COVID-19 – Fiche d’information à distribuer aux patients

C’était en mars 2020…

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.

C’était en mars 2020 …
Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.

Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait.

C’était en mars 2020 …
Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.

C’était en mars 2020 …

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs.
> Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.

Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

C’était en mars 2020 …

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

Et c’est là que l’été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

Dominique PEZZETTA

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