La mort de la petit Vanille

Pour avoir été soucieux de la protection des Mineurs et ancien de la Brigade  des Mineurs de la PP en début de carrière, je me dois de réagir à ce drame.

Si le procureur et sa vice-procureure ont su trouver des mots apaisants  devant les caméras,  il y  a des questions  à poser…

La mère de ce bébé a déjà rendu tardivement son aîné, sans lui faire de mal. Déjà, ce comportement devait interroger sur un risque…Elle aurait eu des tendances suicidaires personnelles. Alors, pourquoi lui  permettre  d’être seule avec un bébé sans défense au lieu d’une visite médiatisée, c’est à dire avec une éducatrice présente tout le temps de la rencontre maman-bébé ?

Je rejoins la présidente de l’association   » La voix de l’Enfant  « , Mme Martine BROUSSE. Cette faute a été commise parce que l’on a placé les bénéfices affectif et psychologique de la mère au-dessus des obligations absolues à protéger l’enfant qui doivent primer avant tout.

L’alerte enlèvement a tardé à être lancée du fait de l’antécédent de remise tardive de l’aîné sans lui faire de mal. On a espéré qu’il en serait de même avec Vanille…

 Dire qu’on devait attendre de vérifier certaines  adresses avant de lancer l’alerte  est logique…Mais je me souviens  de la règle que les anciens m’avait transmise : mieux vaut aller trop vite à lancer les recherches, que trop tard. Ici, on a lancé la machine  « Amber  » trop tard, même si je me doute bien que des collègues ont travaillé dur pour rechercher Vanille  rapidement. Avec une éducatrice présente en permanence lors de la rencontre  mère-enfant, Vanille serait toujours vivante…

                                                       Dominique BAGUET,

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