Crise de l’économie chinoise

 La Chine représente 30% de l’économie mondiale, mais connaît cette année son plus faible taux de croissance depuis 28 ans. Cette crise devient une menace pour la paix mondiale, sachant qu’une des manières d’échapper à des difficultés internes consistent à se projeter sur des conflits extérieurs.

Des mesures économiques dans le pays  sont prises pour relancer la machine. Peut-être les difficultés sont-elles apparues avec les réclamations d’augmentations de salaires ? Le citoyen chinois veut aussi une part du gâteau provenant de la croissance nationale. Cela est légitime…

La Chine populaire et nationaliste, lance récemment des marchés (y compris nouveaux) à travers le monde comme au Panama, au Portugal, et comme déjà entrepris, en Afrique subsaharienne où sont recherchées des terres devenues rares pour nourrir le pays, mais aussi en France avec l’achat puis la revente avec bénéfices de l’aéroport de Toulouse, l’achat de vignes très importantes et de qualité dans le bordelais et de grands crus.

La globalisation économique depuis quelques années aura beaucoup servi la Chine.

Mais maintenant, elle a besoin d’exporter  encore plus, de s’ouvrir à de nouveaux contrats, à des marchés même si plus codifiés, en particulier  également dans le monde de la recherche, sujet qui mérite à lui seul un long article, tellement les choses sont complexes…

La notion de copie en Chine n’est pas la même que pour nous, où nous avons des droits respectés car pénalement sanctionnés.

En Chine, les copies se font plus facilement, en particulier entre sociétés chinoises, au sein d’un  Etat qui n’est en concurrence qu’avec les autres Etats.

Mais les transferts de technologie ont des limites, ce que Trump vient de déclarer ouvertement !

Même au niveau militaire, la Chine évolue fortement et vite .

Néanmoins, la croissance actuelle de la Chine est de 6,5 °/°, ce qui donnerait envie au gouvernement français, mais est en baisse pour eux.

Néanmoins, les ventes de voitures ont baissé depuis 26 ans de hausse continue.

Le ralentissement actuel semble normal selon les spécialistes la croissance ayant été exceptionnellement rapide : le surendettement existe actuellement, l’épargne représente 40%   car les chinois épargnent.

Mais il va leur falloir investir pour continuer à écouler leurs marchandises de toutes sortes. Une déréglementation fait entrer en France les produits chinois bon marché mais de bien piètre qualité.

Le refus européen d’une alliance SIEMENS- ALSTOM a été exprimé par une commissaire non élue au nom de sa commission, sur l’argumentation qu’actuellement la société chinoise concurrente ne peut venir  en concurrence sur nos terrains du fait des normes européennes exigées très strictes, trop strictes pour la Chine selon cette commission…

 Cela peut s’entendre, mais c’est omettre l’actuelle marché d’une ligne ferroviaire en construction  entre ATHENES et BELGRADE,  et ne pas voir dans un avenir plus éloigné le besoin de structures européennes importantes pour pouvoir échapper aux avancées des USA, de la Chine et de l’Inde en matière, par exemple, d’intelligence artificielle où l’Europe  est nettement en retard .

L’IA est en pleine transformation avec les futures voitures sans chauffeur qui menacera vers 2040 – voire avant – les taxis devenus inutiles, les voitures roulant sans chauffeur. Et par les automatismes élevés  qui vont changer également les guerres, avec drones et robots capables de se battre sans risquer de vies humaines. En Police, on peut imaginer de réels « Robocops » envoyés sur des terroristes en action ou des braqueurs en flagrant délit…

 L’alliance avait pour but majeur de concurrencer plus aisément les avancées chinoises, sachant qu’en Chine, on ne peut acheter qu’en dessous de 50 °/° d’une société  pour ne jamais pouvoir en disposer…Un protectionnisme efficace et indiscuté qui serait de bon aloi en France…

Ce refus repose sur une notion de concurrence faussée par la critique d’une forme de monopole. Airbus, sur de telles bases, n’aurait jamais pu être créé ! L’annonce de l’abandon des 380 est un mauvais signe.

Ce véto européen est rejeté par le gouvernement français, dont le 1° ministre Edouard PHILIPPE  déclare reposer sur une erreur de motivation économique.

Tout en brisant un leader européen capable de concurrencer la Chine au niveau du rail, leur société concurrente  est 4 à 5 fois plus forte que les deux groupes européens réunis ALSTOM SIEMENS…

Paris et Berlin ne veulent pas en rester là : le ministre Bruno Lemaire veut revoir cette notion de concurrence en communion avec l’Allemagne laquelle  in fine, ne permet pas de conserver les emplois chez nous…

L’Europe marche sur la tête  selon de nombreux économistes, faute de regarder l’avenir à plus longue échéance.

Le marché chinois s’est fermé aux influences extérieures; mais la Chine, elle, offre la possibilité de vendre à l’Europe centrale, à l’Afrique, l’Amérique  centrale et espère encore s’ouvrir plus au monde.

C’est aussi une guerre des technologies, avec des règles juridiques anciennes  devenues  désormais dépassées : nous vivons une réelle guerre économique.

Car outre des rails, des trains rapides seront à vendre pour les faire rouler dessus: sans oublier tout ce qui va autour, y compris l’immobilier.

Reste à étudier l’impact possible de cette crise sur l’aspect des achats des dettes de l’Occident : c’est une crise assez grave quand on voit aussi la guerre entre les USA ainsi que société chinoise HUAWEI qui fait de l’ombre à APPLE, un  enjeu de pouvoir que TRUMP veut favoriser pour lui.

Les USA espionnent même l’Europe pour aider leur économie; où en est l’amitié USA-Europe ?  Assez loin avec les positions isolationnistes de Trump sur la notion d’alliance militaire en retrait sur des conceptions  d’alliance militaires qui ont perduré des décennies depuis 1945  avec l’OTAN.

Preuve d’une guerre économique, la décision de la France d’imposer les GAFA ( Google, Apple, Facebook, Amazon ). Ce n’est que justice fiscale.

Une forme de laxisme européen frisant la naïveté et relevant d’une idée de libéralisme échevelé capable de s’auto réguler, vient de cesser dans certains esprits, mais pas au sein de la commission européenne, qui n’a pas de vista assez large pour appréhender l’ensemble des enjeux…

Oui, notre monde actuel est en pleine ébullition, mais où va-t-il exactement ?

                             

                                        Dominique BAGUET,

 

 

 

 

 

 

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